Ma maman fait parti de ses nombreuses femmes aux grands cœurs, aux sourires enjôleurs et dotés d’un très grand courage!

Sonia Colasse, The Adventures of Enzo, Global Education MagazineSonia Colasse

Author the children bilingual book: “The Adventures of Enzo”

e-mail: soloinfinity.ws@gmail.com

website: www.soloinfinty.com/enzo

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Quand je la regarde, elle exprime une vie remplie d’aventure, pleine d’émotion, parfois de chagrin, et de malheur, mais je garde en mémoire ses éclats de rire, et ses rencontres avec le bonheur.

Cependant, je sais aussi qu’avant d’arriver à la joie, elle a fait preuve de sagesse, qu’elle a dû vaincre ses peurs, ses doutes, qu’elle a aussi traversé des intempéries et combattu la souffrance.

Ma maman aurait pu être Simone de Beauvoir, cette femme française, née à Paris en 1908.

« Mes vingt premières années se sont écoulées entre Notre-Dame-des-Champs et Saint-Germain-des-Prés sans qu’il m’arrive rien d’exceptionnel… » Écrit Simone de Beauvoir, qui allait devenir la compagne de Sartre (un écrivain), l’auteure du Deuxième Sexe et, en 1974, la présidente de la Ligue des droits de la femme.

En effet, cette femme bouleversante pour la génération d’avant-guerre était une femme au grand pouvoir de liberté et écrivaine. Ces mots, ses lignes écrites sur de nombreuses pages, traversent encore les océans et les langues de notre monde.

Après de brillantes études, elle poursuit ses cours supérieures à la Sorbonne. C’est à l’agrégation de philosophie qu’elle se présente en 1929, en même temps qu’un jeune homme qui a pour nom Jean-Paul Sartre. Il est reçu premier, tandis que Simone de Beauvoir sort deuxième du concours.

En 1943, elle publie son premier livre, l’Invitée…

Après quelques années de liaison amoureuse, elle passe avec Sartre un « pacte de franchise » qui conjugue indépendance et vérité l’un vis-à-vis de l’autre. Elle va désormais en écrire les thèmes dans son œuvre. Ses premiers romans enseignent que l’engagement peut seul délivrer l’homme de la mauvaise conscience (le Sang des autres, 1945) et que la mort, loin d’être une malédiction, fonde la valeur de nos actes et de nos sentiments en leur donnant une portée irréparable (Tous les hommes sont mortels, 1946). Sa pièce les Bouches inutiles (1945) cherchent à définir une morale politique, dont le fondement est la « joie d’exister » Pyrrhus et cinéas,1944 pour une morale de l’ambiguïté, 1947.

Les voyages aux États-Unis (l’Amérique au jour, le jour, 1948), puis dans la Chine de Mao (la Longue Marche, 1957) conduisent Simone de Beauvoir sur les routes de la dénonciation de la condition féminine. Cette position est clairement assumée dans son essai de 1949, le Deuxième Sexe, texte fondateur du mouvement féministe en France. À la même époque, elle tombe amoureuse d’un écrivain américain rencontré à Chicago, Nelson Algren ; elle lui envoie des Lettres passionnées, et leur relation dure jusqu’en 1964.

Simone de Beauvoir sera encore solidaire du « Manifeste des 343 », pétition signée par 343 femmes pour réclamer la légalisation de l’avortement et rendue publique en 1971. Avec l’avocate et femme politique Gisèle Halimi, elle sera ensuite la cofondatrice du mouvement Choisir, dont le rôle sera déterminant dans ce combat.

Cette femme qui aurait pu être ma mère ou la vôtre est décédée en 1986.

Une autre femme française et courageuse, une autre femme appelée Simone sera souvent comparée à l’écrivaine par sa force et sa ténacité.

Simone Veil est l’une des figures politiques françaises les plus populaires. Légalisant l’avortement en 1975, elle a été la première présidente du Parlement européen (1979) et la première femme ministre d’État (1993).

Maman-Enzo-Plane, global education magazine

Si j’étais né au Pérou, en Amérique latine, j’aurais pu être le fils ou la fille de Jacqueline Domhoff. Pourquoi ?

Parce que sa force de vivre, sa force de vaincre tous les démons est une force que j’aurais souhaité recevoir de ma mère.

« Le rire est la meilleure façon de répandre l’amour, la paix et c’est aussi un bon moyen de nous guérir » raconte Jacqueline.

“ Vous avez un cancer ”, c’est un ainsi que l’histoire émouvante de Jacqueline, commence. Cette phrase formulée par son médecin, continu de lui expliquer qu’elle est atteinte d’un cancer des ovaires.

Comment doit-on réagir face à cette terrible évidence ?

Jacqueline répond pour nous : « Avec des rires et sans larmes ! »

Titulaire d’un Master reçu en Espagne, elle revient dans son pays pour devenir responsable des relations publiques. Jacqueline avait tout professionnellement et se promettait un avenir fleurissant.

Personne ne s’attend à avoir un cancer. J’ai réalisé à quel point la vie peut prendre une sale tournure en moins de deux seconds. La vie elle-même est une leçon, j’ai dû faire un choix et j’ai choisi de donner un sens à ma vie.”

Après bien des tempêtes, Jacqueline s’efforce de reprendre le cours de sa vie et être positif.

« Une amie m’a parlé de la thérapie liée au positivisme, la joie de vivre et le bien-être qui conduit à une amélioration du système immunitaire, juste ce don, j’avais besoin ! . »

Jacqueline prend des leçons de Yoga du rire et devient formatrice de la thérapie.

Le yoga du rire est un traitement sérieux pour les personnes atteintes d’un cancer. Cette méthode permet aux globules rouges d’augmenter en volume, et attaque ainsi les cellules cancéreuses. Plus nous rions et plus nos cellules cancéreuses s’éliminent par notre énergie positive.

Jacqueline n’est pas seulement une survivante du cancer, elle est aujourd’hui la fondatrice de l’hôpital de la joie et un fil moteur dans l’amélioration émotionnels et spirituels pour plus de 6 000 personnes dans différents quartiers de sa ville Lima.

Son équipe bénévole apporte le bonheur et la thérapie du rire dans différent centre hospitaliers, de maisons de retraite ou de clinique. Le rire de Jacqueline a guéri environ 1200 personnes sur la place Plaza Mayor de Lima « nous voulons répandre le rire et ainsi augmenter la positivité dans le monde. Lorsque vous changez votre comportement, vous changez votre optimiste et vous attirez le positivisme. C’est le meilleur moyen de répandre l’amour, la paix et aussi de nous guérir. »

Maman-Enzo, global education magazine

« En avant toutes », est le titre du livre de Sheryl Sandberg, cette femme Américaine qui souhaite l’égalité entre les hommes et les femmes. Qui refuse d’être une simple femme au foyer si ce n’est pas le choix de sa destinée. Elle œuvre pour que les femmes accèdent au pouvoir, qu’elles bénéficient des mêmes opportunités que les hommes, qu’elles osent s’affirmer et assumer leur choix : autant de défis que propose Sheryl Sandberg, à partir de son expérience personnelle. Sheryl est un exemple dans son pays, une figure parmi les cent personnalités les plus influentes au monde selon le Times.

Sheryl est sincère et drôle. Souhaitant par son humour aider les hommes à se révéler, à aider leur épouse, à soutenir leur famille et à améliorer et gagner en efficacité. À rendre la femme plus épanouie. Elle conseille aux femmes, qu’elles peuvent être une femme, une amante, une femme d’affaires, tout en étant une bonne-maman et de ne pas s’oublier, mais plutôt de gagner leur indépendance.

Sheryl reverse les bénéfices de son livre à « Lean In », une fondation à but non-lucratif encourageant les femmes à réaliser leur ambition, ainsi qu’à d’autres organisations caritatives de soutien aux femmes.

Sheryl est une véritable femme révolutionnaire et un vrai modèle à suivre pour notre génération future. Et j’aurai été très fière d’être sa fille !

Naître en Suède et vivre près de Linda Forsell, photojournaliste, pourquoi ?

J’aurai ainsi pu combattre à ses côtés contre la violence domestique et psychologique.

Linda nous confie : « La violence conjugale est répandue dans le monde. Elle ne fait aucune différence de races ou de socio-économiques, ni cultuelles ou encore religieuses. »

Linda raconte que les statistiques de la Banque mondiale démontrent que la violence domestique, frappe et tue plus de femmes que les accidents de la circulation, le paludisme et la guerre réunissent.

Linda souhaitait changer ces horreurs.

Elle crée alors le projet « Cause du décès : femmes », une plate-forme où

elle dénonce et capture des photos témoignages de femmes confrontées aux violences dans 10 pays, les États-Unis, l’Afrique du Sud, l’Égypte, la Suède, le Pakistan, le Mexique, le Brésil, le Congo, l’Espagne et la Russie.

Linda photographie des militantes, des survivantes, mais aussi de belles femmes qui racontent le drame et la perte d’une proche. Elle immortalise les souffrances, les horreurs que ces femmes vivent chaque jour.

La violence conjugale comprend l’agression physique, sexuelle, verbale, émotionnelle et psychologique, et nous pouvons rajouter à la liste les menaces et l’intimidation. La plupart de ces actes ne sont pas signalés de peur d’empirer la situation, aucune preuve, car la plupart du temps les agresseurs ne laissent pas de trace de leur passage ou tout simplement pas honte.

Selon l’ONU plus de 600 millions de femmes vivent dans des pays ou la violence domestique n’est pas considérée comme un crime !

Bien que la violence ait toujours été présente, le monde n’a pas à accepter l’épouvantable.

“Les femmes et la sécurité routière : projet de société” 7 & 8 mars 2014 Palais des Congrès, Skhirat – Marrakech – Maroc. Tous les jours, au Maroc et dans le monde beaucoup de gens sont tués ou blessés sur les routes. Les hommes, les femmes et les enfants qui vont à l’école ou au travail à pied ou de jeunes conducteurs ne reviennent pas en vie, laissant derrière eux des familles effondrées par le drame. Selon l’Organisation mondiale de la santé, les accidents sont parmi les dix principales causes de décès chez les adolescents et les femmes adultes. Dans les pays au revenu élevé ou moyen, les accidents sont la principale cause de décès parmi la population féminine entre 10 et 44 ans.

Considérant le rôle central et multiforme ont les femmes, le Comité National pour la prévention des Accidents de circulation (CNPAC) et la Nationale Union des femmes du Maroc (UNFM), co-organiser le 1er Congrès mondial sur la femme et la sécurité routière, sous le thème “femme et la sécurité routière : projet de société. » Ce Congrès mondial fournira également l’occasion de rappeler au monde les rôles que les femmes et la société civile peuvent jouer dans le domaine de la sécurité routière et les défis de l’avenir.

Et je pleure celle qui aurait pu me donner la vie, cette écrivaine rebelle de l’Inde, déterminée, passionnée, courageuse pour la cause des femmes Afghanes.

Sushmita Banerjee, indienne installée en Afghanistan, infirmière en gynécologie, devenue écrivaine par hasard et assassinée le quatre septembre 2013.

Sushmita s’est rendue célèbre en Inde avec sa biographie devenu un best-seller adapté à Bollywood.

Elle raconte son aventure, son mariage en secret en 1990 avec Janbaz Khan, un Afghan. Sa rupture avec sa famille causée par l’hostilité de son union. Elle quitte l’Inde pour rejoindre son époux dans son pays l’Afghanistan.

Une expérience tumultueuse, au cœur d’un pays ultra conservateur et sensible à la propagande de l’islamisme des Talibans.

Sushmita n’en devient pas pour autant une femme soumise, elle était la seule femme dans l’ensemble de Paktika se refusant a porter une burqa.

Sushmita ouvre une clinique et réclame la liberté d’expression aux femmes de son village.

Revenue en Inde en 2003, après plusieurs menaces de mort et condamnation de mort par un tribunal Taliban local, elle écrit sa biographie révélatrice sur le Taliban. La même année, Bollywood sort le film retraçant la vie de Sushmita. Elle écrira quatre autres livres et dévoile les horreurs des Talibans.

En 2013, Sushmita, décide de retourner en Afghanistan, rejoindre son mari et sa belle-famille. Elle avait un nouveau projet de livre, et même semble-t-il un documentaire écrit sur la vie des femmes là-bas. Ses assassins ne lui, on pas laissé le temps de continuer ses démarches.

Elle est âgéeseulement de 49 ans, quand le destin décide de lui donner des ailes et de la laisser s’envoler vers d’autres horizons.

Nous garderons en mémoire la bonté de cette douce et courageuse femme indienne.

Nous devons soutenir les femmes qui pendant neuf mois donnent la vie à l’enfant de demain ! Et n’oublions pas la journée mondiale du bonheur du 20 mars, qui résume le visage de nos mères quand leur regard se pose délicatement sur leur enfant.

Sources : Mujeres Mundi, le rôle des femmes dans le développement de leurs communautés.

This article was published on 8th March: International Women´s Day, in Global Education Magazine.

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